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Nature

Protestation contre une réserve de tigres dans le Tamil Nadu

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Le 30 décembre dernier, en Inde du Sud, plus de 15 000 personnes ont manifesté leur opposition à la création d’une réserve de tigres dans le parc de Mudumalai. Un nouveau cas de conflit qui montre que, malgré les discours à l’eau de rose des institutions de conservation, concilier protection des espèces et droits des peuples autochtones reste un problème épineux.

Le parc de Mudumalai, dans l’état du Tamil Nadu, fut créé en 1940. Originellement de 60 km², il couvre actuellement 321 km². La totalité de cette superficie a été déclarée comme « habitat critique du tigre » et la création d’une zone tampon d’un rayon de 5 km autour de la zone a été proposée par le Département des Forêts. C’est en 2006 que le gouvernement indien amendait la loi de protection de la faune sauvage pour y inclure la catégorie « Réserve de tigres ». Ces réserves, conçues comme la plupart des aires protégées, comprennent un noyau, dit « habitat critique du tigre » et une zone périphérique, la zone tampon. La partie centrale doit demeurer « inviolée », en d’autres termes, exempte de toutes activités humaines. Dans le texte de loi, une telle inscription doit obligatoirement faire l’objet d’une consultation publique, obtenir l’accord des tribus résidentes et des peuples forestiers de la zone et des avis d’experts documentés. Dans la zone tampon, vivre et travailler est encore possible, mais avec des restrictions que le gouvernement a toute amplitude d’imposer.

Pour les autorités locales, les habitants et de nombreux collectifs d’usagers, l’inscription de Mudumalai en réserve de tigres est totalement illégale. Selon les déclarations du People’s Livelihood Rights Protection Movement, la notification en réserve de tigres s’est faite sans le consentement des Gram Sabhas, les assemblées villageoises, sans aucune consultation publique et en l’absence totale de recherche scientifique.

Face à cette vive opposition, les déclarations publiques du gouvernement se veulent rassurantes, quoique complètement démagogiques. Le gouvernement accuse les braconniers et les contrebandiers d’exploiter la crédulité des villageois pauvres et précise que dans la zone centrale, un dédommagement de 1 million de roupies (15 200 €) a été accordé à près de 350 familles délogées (ce qui revient à 43 €/familles pour quitter sa terre…). Il affirme également que les gens vivant en zone périphérique ne seront pas délogés mais pourront grandement bénéficier du projet. Une fois encore, on cherche à faire passer la pilule avec l’écotourisme, une activité pour le moins anecdotique mais toujours mise en avant comme capable de fournir des revenus compensatoires à ces familles dont le mode d’existence et les perspectives de développement se trouvent totalement bouleversés.

Peu convaincus, les opposants revendiquent les droits des autorités traditionnelles à gérer elles-mêmes la terre et les ressources forestières, des droits accordés par le Forest Right Act depuis 2006. En effet, fort des précédents, les populations locales ne peuvent plus se résigner à accepter l’autorité de l’Etat en la matière. Car le conflit ne date pas d’hier. En 1969, 32 000 ha de terres furent saisis par le gouvernement du Tamil Nadu, déniant tout droit aux personnes vivant sur ces terrains d’y développer les infrastructures nécessaires à leur besoin, comme la construction d’habitats, d’écoles ou d’hôpitaux, l’approvisionnement en eau potable ou en électricité. Plus de la moitié de cette surface a été placée sous le contrôle du Département des Forêts, laissant libre cours à toute une série d’actes frauduleux et d’abus de pouvoir. Destruction des champs, extorsion de fonds, arrestations, les premières évictions ont débuté en 1978, systématiquement accompagnées de brutalité, menant jusqu’en 1981 à de violentes oppositions et à ce qu’un cultivateur, nommé Louis, s’immole lui-même en signe de protestation.

Les manifestations de mardi dernier sont la résonance de cette situation historique dramatique, où la corruption s’est fait un matelas douillet dans le lit de la protection de la nature. En mars 2008, une précédente marche de protestation à Masinagudi condamnait les projets du ministère de l’environnement, accusant également des ONG internationales comme le Bombay Natural History Society et le WWF de participer à cette usurpation de droits. Pour les Adivasis, la tribu autochtone, ce ne sont pas leurs activités de subsistance qui menacent la biodiversité mais les malversations de quelques puissants, notamment dans l’exploitation du bois, de connivence avec les autorités forestières.

Il ne reste que 37 tigres à Mudumalai. De quoi largement justifier que des moyens soient alloués, certes, mais qui, mieux que les populations avec qui ils cohabitent, seraient à même de gérer leur protection ? Si légalement, ce dernier point est admis, il semblerait que sur le terrain la situation reste des plus confuses.

Elisabeth Leciak
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Huiles essentielles : découvrez le ravintsara et ses bienfaits

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De plus en plus de français vantent les vertus des huiles essentielles pour un usage quotidien. En diffusion, inhalation, massages ou parfois même en ingestion, certaines essences, comme la lavande ou l’eucalyptus, sont plébiscitées. A Albi, une boutique aide même des patients atteints de Covid-19 à retrouver l’odorat grâce à l’aromathérapie ! Huile essentielle phare des connaisseurs, le ravintsara reste relativement méconnu du grand public. Zoom sur cette plante complète et familiale. 

Mais d’où viennent les huiles essentielles de Ravintsara ?

Importé de Chine, le ravintsara est un arbre qui pousse aujourd’hui principalement sur l’île de Madagascar. Bien que faisant partie de la famille des camphriers, vous ne trouverez pas de camphre dans l’huile essentielle de ravintsara ! Attention également à ne pas le confondre avec le ravensare aromatique, lui aussi présent sur les terres malgaches. Ce dernier fait partie de la famille des lauracées et ses indications sont très différentes.

Obtenue par distillation des feuilles fraîches à la vapeur, la teneur en eucalyptol est élevée avec l’huile essentielle de ravintsara. Ceci lui confère donc une odeur agréable, fraîche et légèrement épicée.

Ravintsara indication : dans quelles circonstances utiliser cette huile essentielle ?

Comme pour beaucoup d’huiles essentielles, l’essence de ravintsara possède de nombreux atouts et peut être utilisée pour vous aider dans différents domaines.

L’huile essentielle de ravintsara et les affections respiratoires

Le ravintsara est reconnu pour ses qualités anti-infectieuses, antivirales et tonifiantes. L’huile essentielle de ravintsara est ainsi le plus souvent indiquée pour aider à soulager les affections respiratoires telles que la grippe, la bronchite ou les rhinopharyngites. Considéré comme un antibiotique naturel, le ravintsara possède des propriétés fluidifiantes et expectorantes, particulièrement conseillée dans les toux sèches. Il est également préconisé pour stimuler les défenses immunitaires et renforcer l’organisme contre les maux de l’hiver.

Les autres indications du ravintsara

Également antispasmodique, l’huile essentielle de ravintsara peut aider à soulager certaines douleurs intestinales et favorise la décontraction musculaire. Toutefois, c’est aussi pour ses bienfaits sur le tonus et l’équilibre nerveux que cette plante est souvent conseillée. Soutien contre la fatigue et les moments de déprime, le ravintsara peut aider à l’endormissement grâce à ses vertus anti-stress, et devenir un ami précieux dans l’insomnie et les troubles du sommeil.

Utilisations et précautions d’emploi de l’huile essentielle de ravintsara

Si elles sont réputées pour leur efficacité, certaines huiles essentielles sont à manier avec précaution. Des articles de presse viennent régulièrement mettre en garde contre des effets indésirables, ou même des dangers avec les sprays et les diffuseurs par exemple. Alors, qu’en est-il de l’huile essentielle de ravintsara ?

Ravintsara et grossesse : évidemment déconseillé

L’usage de l’huile essentielle de ravintsara est familial. Cela veut dire qu’il peut être utilisé pour tous à partir de 3 ans. Deux contre-indications de taille sont à noter toutefois : le ravintsara est interdit pour les personnes sous traitement immunosuppresseur, et il est également proscrit pour les femmes enceintes. Après la grossesse, il est aussi conseillé aux femmes allaitantes de demander un avis à leur médecin avant d’utiliser cette huile essentielle.

Comment utiliser les huiles essentielles de ravintsara ?

Selon le but recherché, il est possible d’utiliser les huiles essentielles en diffusion, en inhalation, par voie cutanée ou par voie interne. Certaines essences peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont ingérées. Ce n’est pas le cas du ravintsara. Avec cette plante, tous les modes d’utilisation sont possibles sans danger, dès lors que les restrictions évoquées précédemment sont respectées. 

Une ou deux gouttes sous la langue, massage ou diffusion en synergie, inhalation par vapeur ou sur un mouchoir : tout est possible avec l’huile essentielle de ravintsara. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un spécialiste en aromathérapie pour déterminer les usages les plus efficaces par rapport à votre problématique.

Devenez imbattable sur toutes les huiles essentielles après le ravintsara

Vous avez découvert l’huile essentielle de ravintsara et ses multiples avantages. Découvrez l’aromathérapie dans son ensemble et déclinez les huiles essentielles en des synergies qui vous ressemblent. Cela pourrait bien changer votre vie.

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En Suède, un McDrive pour sauver les abeilles

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Au dernier pointage qui date de la fin de l’année 2018, McDonald’s comptait 37 855 restaurants sur le globe, soit le deuxième contingent mondial derrière Subway et ses 42 431 points de vente. Depuis, ce nombre déjà impressionnant a encore augmenté, mais il est à parier que les statisticiens en charge de ce comptage auront oublié un McDonald’s ouvert tout récemment en Suède. Et pour cause, puisque le fast-food en question est le plus petit de tous les restaurants de l’enseigne au M, spécialement conçu pour… les abeilles !

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Entendons-nous bien, il n’est pas question ici de nourrir les insectes pollinisateurs de frites, nuggets, Big Mac ou autre Filet-O-Fish : cette version miniature des McDrive que nous connaissons tous est en fait une ruche améliorée. Imaginée par une agence de publicité scandinave et réalisée par un menuisier local, cet hôtel à abeilles est un hommage aux restaurants suédois du groupe qui ont installé des ruches sur leurs toits, participant ainsi à la sauvegarde des insectes.

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Car nous ne le répéterons jamais assez, les abeilles sont en danger d’extinction : en cause, les flots de pesticides et d’engrais déversés sur les terres agricoles, qui finissent par avoir raison de tous les pollinisateurs. Le taux de mortalité des abeilles est aujourd’hui supérieur à 35% et, d’après Olivier Fernandez, un apiculteur qui a récemment envoyé des enveloppes remplies d’abeilles mortes au président de la République pour alerter sur sa situation, 67 millions d’individus disparaîtraient chaque jour !

Et si chacun des restaurants de Ronald McDonald accueillait une ou plusieurs ruches sur son toit, combien d’abeilles pourrait-on sauver ? Vous avez 4h, et le droit à une calculatrice ainsi qu’aux outils de géométrie classique (règle, compas, équerre et rapporteur).

Photo : Capture d’écran YouTube

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BeeBar : un bar à abeille sur mon balcon

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Après les bars à ongles, les bars à sourire et les bars à sieste, voici que débarque le bar à abeilles. Ce BeeBar est le résultat de la rencontre d’une Bretonne, d’un Provençal et d’un Corse, attristés par le sort réservé aux ouvrières jaunes et noires.

Victimes d’une inquiétante raréfaction, ces insectes pollinisateurs indispensables au maintien de la biodiversité végétale succombent aux innombrables engrais et pesticides déversés sur les terres de notre pays. En 2017 par exemple, plus de 72 000 tonnes de pesticides ont été vendues dans l’Hexagone, puis répandues, faisant de la France le second consommateur européen de ces substances toxiques. Les villes, où de plus en plus de politiques « zéro phytosanitaire » sont adoptées, deviennent alors des refuges pour les ouvrières et leurs reines, mais des refuges où il peut être difficile de se nourrir. C’est là que le BeeBar apparaît comme la solution à ce problème majeur.

Dans ce bar à abeilles, vous trouverez une jardinière souple fabriquée en bouteilles en plastique recyclées (avec le système de fixation adapté), du terreau bio, et des graines mellifères, celles dont le nectar est utilisé par les abeilles pour produire le miel. Ne reste plus alors qu’à laisser agir votre main verte : la terre va dans la jardinière, les graines vont dans la terre et sont arrosés généreusement. Placez l’ensemble dans une zone ensoleillée (ou à demi-ensoleillée, mais évitez la cave ou le meuble sous votre évier…) et, quelques jours/semaines plus tard, une bouquet de fleurs colorées décore votre balcon et devrait, normalement, attirer les abeilles alentour.

Selon votre budget et l’espace que vous avez à disposition, quatre tailles de bar à abeilles sont à votre disposition, en photo ci-dessous : deux modèles suspendus et deux modèles à poser, dont un de 19L . Vendus de 22 à 49€, ils feront de vous un acteur à part entière de l’enrayement du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.

BeeBar-Gamme

Initialement proposé au financement participatif des internautes sur Ulule, le projet est officiellement une réussite depuis la semaine dernière : l’objectif a été explosé, et le BeeBar financé à 534% !

Photo : PressKit fourni par BeeBarConcept

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